MIXUn bébé journaliste, voilà ce que je suis.
L’orthographe a une utilité, la grammaire un sens, mais, par dessus tout, les mots ont un poids. C’est précisément ce que j’apprends et réapprends tous les jours. Quand un mot caresse l’ego de certains, il peut tout aussi bien avoir l’effet d’une gifle sur d’autres. Écrire un article est une intervention chirurgicale de l’esprit, à plus ou moins grande échelle. Comme tout être humain, il arrive au journaliste de se tromper, de commettre des erreurs.
Je ne suis qu’un bébé journaliste, et il m’arrive d’abandonner, parfois. Quand je vois la haine de certains envers la profession, la mauvaise foi d’autres, la précarité dans laquelle certains journalistes se trouvent, j’ai peur, et je suis tentée de laisser tomber. Mais quand je me lève le matin, que je prends mon carnet, et que je découvre ma journée, mes piges, mes reportages, je sais pourquoi je tiens. Pour les mots, pour l’info.
J’ai beau écrire sur la politique, l’économie, la société en général, et me sentir minuscule, jamais je ne me sentirais aussi petite que lorsque je me retrouve au milieu d’une maraude, entourée de personnes qui donnent mille fois plus qu’elles ne reçoivent, et ne s’en plaindront pas une seconde. C’est ça, le journalisme, c’est découvrir, recevoir, se prendre des claques à chaque reportage. C’est arriver vide, et repartir comblé.
Marine Le Pen peut bien regarder ma caméra, droit dans l’objectif, et me dire que les journalistes ne valent rien, je m’en contrefous. Les politiques peuvent bien mépriser la profession journalistique, et remettre leurs fautes sur nous, ça ne changera rien. Tant que j’aurai un stylo dans la main et des idées plein la tête, j’écrirai.
Les mots ont un poids, leur ordre a un sens. Au nom de la plume, de la pige, et du saint calepin, je ne l’oublierai pas.

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Valentine Leroy

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3 réflexions sur “À propos

  1. Suivre l’évolution d’un « bébé journaliste » depuis sa naissance tout en ayant la conviction si ce n’est la certitude d’un talent à développer…
    Ne jamais abandonner, malgré les épreuves que l’on doit affronter,
    Ne jamais abdiquer même si l’on ressort parfois la tête baissée…

    « Les mots ont un poids », celui de venir caresser la fierté et la joie d’observer « son » « bébé » grandir.
    Car les mots ont eu un poids, ont un poids et auront un poids.

    Repartir comblée, n’est-ce pas un moyen d’utiliser le sentiment d’être minuscule?

    Le mépris, la haine ou encore la peur existeront toujours et ré-apparaîtront sans doute, mais la puissance des mots, l’envie et la volonté, ainsi que la mémoire subsisteront également (preuve en est).

    Les lignes ont un sens, ce dernier se trouve aussi entre ces lignes… 😉

    Que la force de la plume soit avec « bébé journaliste ».
    Moi, je suis avec toi…

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  2. Félicitations « petite cousine »

    Bébé deviendra grand… J’en suis sûr.

    J’adore ton interview de Tony Meloto. C’est ce genre de personnes qui me font dire que j’ai bien fait de changer de voie, et que j’apporte beaucoup plus au monde en enseignant dans un lycée public à la population défavorisée plutôt qu’en étant resté cadre dans une entreprise qui ne cherchait que la profitabilité.

    Bonne continuation et bravo pour ta plume….

    Stéphane D.
    aka « tonton qui pique »

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